|
Actualité et Communiqués
Le gouvernement du Burkina Faso a lancé le 24 juillet 2007 un vaste programme de construction de 10 000 logements sociaux et économiques dans le pays. Ce programme, le plus important jamais réalisé au pays des hommes intègres sera exécuté avec une grande implication du CEGECI . Il rentre dans le cadre du programme quiquénal du Président du Faso "le progrès continu pour une société d’espérance". lire le discours du Directeur Général du CEGECI à la cérémonie de lancement.
Excellence, Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement Monsieur le Gouverneur de la région du Centre Monsieur le Secrétaire Général de la région du Centre Honorables députés Monsieur le Haut-commissaire de la province du Kadiogo Monsieur Le Maire de la Commune de Ouagadougou Monsieur le Maire de l’Arrondissement de Boulmiougou
Autorités Militaires, Paramilitaires, Coutumières et Religieuses Honorables Invités Populations de l’Arrondissement de Boulmiougou et environnant Mesdames et Messieurs
Je voudrais tout d’abord traduire toute ma gratitude et ma satisfaction à nos illustres invités qui, en dépit de leurs multiples occupations ont bien voulu dégager de leur temps pour être des nôtres ce matin. Leur présence témoigne de tout l’intérêt qu’ils portent aux questions de développement de notre pays en général et tout singulièrement à celles du secteur de l’habitat.
Excellence, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, honorables invités, mesdames messieurs, La cérémonie qui nous réunit ce jour, marque le lancement du Programme « 10 000 logements sociaux et économiques du Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme et s’inscrit en droite ligne dans le programme quinquennal de Son Excellence Monsieur le Président du Faso « le Progrès continu pour une société d’espérance ». Ce programme est une expression de la volonté du Gouvernement dans la recherche globale de solutions pour l’ensemble des Burkinabè, notamment en matière de logement décent et se veut un signal fort de lutte contre la pauvreté. En effet la forte croissance démographique que connaissent les villes du Burkina Faso a accentué ces dernières années les besoins en logements pour lesquels des solutions restent difficiles à trouver. A titre d’illustrations, les besoins annuels en logements des seules villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso qui étaient de l’ordre de 14 000 en 2000 sont estimés à plus 20 000 logement en 2006. Cette grande sollicitude en logements en constante augmentation était un signal fort de la population, qui indiquait aux autorités, qu’au-delà de la simple gestion de cités construites par l’Etat, d’autres attributions s’imposaient au Centre de Gestion des Cités (CEGECI) en tant que seule structure de l’Etat, chargée de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’accès à un logements décent. C’est ainsi que par DECRET N° 2000- 144/PRES/PM/MIHU/MF du 17 avril 2000 portant approbation des statuts du CEGECI, les missions de celui-ci se sont étendues à la construction des logements. C’est dans ce contexte des mutations induites par ses attributions, que le CEGECI a initié un programme pluriannuel de construction de logements sociaux et économiques. La première phase d’exécution du volet logements économiques a vu le jour en 2004 avec la réalisation d’une cité « les toits verts » à Ouaga 2000 pour un coût total de 3 500 000 000F.CFA, grâce à un mécanisme de financement participatif mis en place. Le volet logements sociaux de ce programme qui consiste à la réalisation d’une cité de 154 logements au secteur 19, m’offre l’occasion et le plaisir, d’exprimer toute ma joie et celle du C A et de l’ensemble du personnel du CEGECI, pour avoir enfin pu apporter un début de réponse à la question : « à quand l’opération type 1200 logements » que ne cessent de nous poser, les jeunes cadres de la fonction publique et du secteur privé et ce, grâce au concours de la Banque de l’Habitat. C’est pourquoi, des voix plus autorisées diront merci à son excellence Monsieur le Président du Faso pour avoir œuvré pour que la Banque de l’Habitat du Burkina Faso, notre partenaire privilégier, soit une réalité aujourd’hui. Les mêmes voies traduiront toute notre gratitude à Son Excellence Monsieur le Premier Ministre et à Monsieur le Ministre des de l’Economie et des Finances pour leur disponibilité toujours renouvelée à fin de nous accompagner dans notre action au quotidien ; disponibilité et sollicitude sans lesquelles, certaines réussites n’auraient pas été au rendez -vous.
Excellence, Monsieur le Premier Ministre, mesdames messieurs les ministres honorables invités, mesdames messieurs, Le coût global de ce projet de construction d’une première tranche de 154 logements sociaux est chiffré à 1 026 000 000 F.CFA TTC entièrement financé par l’Etat à travers le CEGEGI et le guichet social de la Banque de l’Habitat qui participe, pour un montant de 904 384 343 F soit 87 % du coût total.
Le projet comporte deux composantes dont : Une composante de 144 logements à réaliser en matériaux dits normés et une composante de 10 logements tests à réaliser en matériaux locaux de construction.
La première composante de 144 logements qui comporte 7 lots a fait l’objet d’un appel à la concurrence au niveau des Entreprise de Construction de notre pays La deuxième composante, constituée du lot 8 et qui concerne la réalisation de 10 logements sociaux en matériaux locaux, sera exécutée en régie par le projet LOCOMAT à travers nos techniques éprouvés dans l’utilisation des matériaux locaux de construction. Elle comportera 4 prototypes dont : 4 logements en bloc latéritique taillé (BLT) ;
2 logements en bloc de terre compressée (BTC) ;
2 logements en maçonnerie d’aggloméré de ciment et de parpaings de H ;
2 logements en maçonnerie d’adobe c’est-à-dire avec des briques en terre crue armée de paille.
Ces quatre prototypes permettront d’évaluer la rentabilité économique, les différentes qualités de ces matériaux, le confort thermique offert à l’intérieur. L’analyse comparative des écarts de coût permettra de mieux orienter nos actions afin de répondre de façon appropriée, à la demande de logements sans cesse croissante. Toutes les villas qui seront réalisées sont du type F3 extensible en F5. Cela signifie que chaque villa comportera 2 chambres et un salon, doté d’une toilette, une terrasse couverte, d’une cuisine et une clôture munie d’un portail. Les futurs acquéreurs pourront porter le nombre de chambres à 4. Ces logements sont bâtis sur des parcelles viabilisées dont les superficies varient de 240 à 300 m2. La cité occupera un domaine de 38, 12 hectares.
Le coût de revient moyen de la villa est estimé à 6 600 000 F.CFA TTC. Excellence, Monsieur le Premier Ministre, mesdames messieurs les ministres honorables invités, mesdames messieurs, Ce prix qui ne prend pas en compte la marge bénéficiaire du CEGECI dépasse déjà la capacité d’endettement des ménages cibles dont le revenu doit être inférieur ou égal à 100 000 francs CFA , condition pour être éligible au guichet social de la Banque de l’Habitat. En effet, la quotité cessible d’un ménage qui a un revenu de 100 000 F.CFA est de l’ordre de 33 000F.CFA. Or, si ce ménage se présentait à la Banque de l’Habitat pour un emprunt de 6 600 000 F.CFA au taux de 5%, la mensualité exigible de la banque s’élèvera à 52 711 F.CFA sur une durée de 15 ans et à 43 990 F.CFA sur une durée de 20 ans. Excellence, Monsieur le Premier Ministre, mesdames messieurs les ministres honorables invités, mesdames messieurs, Cet exercice de simulation que nous venons de faire met en exergue l’inadéquation entre le coût de production des logements et le revenu des ménages cibles. Au regard de cette réalité, le Ministre de l’Economie et des Finances a bien voulu accéder à la requête de son collègue de l’Habitat et de l’Urbanisme en accordant une exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des frais d’enregistrement sur cette 1ère opération. Cette mesure de faveur a permis de ramener le prix moyen de revient de la villa à 5 400 000 F CFA et traduit encore une fois de plus la volonté et l’engagement du Gouvernement de rendre le logement accessible pour tous.
Excellence, Monsieur le Premier Ministre, mesdames messieurs les ministres honorables invités, mesdames messieurs, Le droit au logement est un droit universellement reconnu pour tous ; mais l’exercice de simulation que nous venons de faire tantôt, montre que la jouissance de ce droit est loin d’être garantie pour un très grand nombre de ménages, surtout dans un contexte économique où le prix des matériaux de construction de grande consommation est difficilement maîtrisable. Excellence Monsieur le Premier Ministre, les efforts fournis par l’Etat en matière de logements sont énormes ; mais les préoccupations des populations dans ce domaine le sont d’autant plus. Je suis certain qu’avec votre Engagement personnel à mobiliser des ressources longues durées et à moindre coût, l’espoir est permis car le succès sera au rendez-vous. Je vous remercie !
CODE DE L’URBANISME ET DE LA CONSTRUCTION
Le Code de l’Urbanisme et de la construction du Burkina Faso est en vente au CEGECI au prix unitaire de 2 000 F CFA
|
|